Journée de l'ingénierie
Une journée de conférences, de rencontres et de médiation scientifique pour questionner le rôle et la responsabilité de l’ingénierie dans l’accompagnement des grandes transitions.
Table ronde 1 : Entreprise & RSE : comment l’ingénieur peut-il agir de l’intérieur ?
Dans l’entreprise, la responsabilité sociale et environnementale (RSE) peut diviser, indifférer ou encore s’imposer comme le fondement de sa raison d’être. Une démarche RSE engagée impose non seulement de repenser la chaîne de valeur de l'entreprise, mais aussi de modifier profondément la manière de produire, travailler et d’interagir avec ses parties prenantes, fournisseurs, clients et partenaires. Dans ce contexte, quel rôle l’ingénieur d’aujourd’hui peut-il jouer pour faire bouger les lignes en interne ? Quelles compétences doit-il mobiliser pour accompagner la transformation de l’entreprise sur la RSE ? Comment l’entreprise peut-elle accompagner ses ingénieurs dans la prise en compte de la complexité de la RSE ? En d’autres termes, l’ingénieur peut-il être acteur et changer les choses de l’intérieur ?
Eclairage scientifique : Laure FLANDRIN (Enseignante-chercheuse)
Intervenants confirmés : Carine DE BOISSEZON (Chief Impact Officer, EDF), Carole DESNOST (Directrice Technologies, Innovation et Projets Groupe, SNCF), Michel KAHAN (Président du Syntec-Ingénierie), Cécile RENOUARD (Co-fondatrice du Campus de la transition)
Table ronde 2 : Construire une trajectoire d’entreprise pour la neutralité carbone : de la vision à la réalité ?
La France s’est fixée la neutralité carbone d’ici 2050. Les entreprises ont élaboré leur propre stratégie pour atteindre cet objectif. Décarboner l’économie repose sur des engagements forts qui nécessitent de bâtir des trajectoires ambitieuses et courageuses, entraînent des choix industriels importants, nécessitent parfois des changements de modèles économiques et reposent sur une gouvernance engagée qui sait embarquer l’ensemble de ses parties prenantes. Dans un contexte économique et géopolitique en tension, comment les entreprises gardent-elles le cap de leur stratégie de décarbonation ? Doivent-elles ralentir, infléchir, renoncer, repenser ou maintenir à tout prix leur stratégie de neutralité carbone ?
Eclairage scientifique : Natacha GONDRAN (Enseignante-chercheuse)
Intervenants confirmés : Amélie COANTIC (Directrice adjointe au Commissariat général au développement durable), Pierre-Martin HUET (Senior Vice-Président Développement Durabilité et Impact, groupe Michelin), Laurent MOREL (Associé, Carbone 4), Xavier PIECHACZYK (Président du Directoire, RTE)
Table ronde 3 : Les ingénieurs face à l’enjeu de la surexploitation des ressources naturelles - Le cas de l’eau en Auvergne-Rhône-Alpes.
La multiplication des épisodes de sécheresse et de canicule impose une recomposition profonde des usages industriels de l’eau. Les industries doivent désormais composer avec des scénarios de baisse de débit des fleuves, des restrictions imposées, une concurrence des usages accrue entre différents acteurs, une plus grande vulnérabilité dans leurs procédés, sans compter l’impact environnemental qui découle de ces conditions extrêmes. Optimisation des circuits industriels, réduction des prélèvements, réutilisation des eaux, adaptation à la variabilité saisonnière, coordination avec les schémas territoriaux de gestion de la ressource : comment les entreprises font-elles face à ce stress hydrique ? Intègrent-elles cette dimension dans leur politique de gestion des risques ? La nécessaire coopération entre acteurs territoriaux change-t-elle la donne ? Cette coopération est-elle possible et envisageable ?
Eclairage scientifique : Laurence VOLATIER (Chercheuse)
Intervenants confirmés : Laurence BORIE-BANCEL (Directrice générale, CNR), Elvire CHARRE (Directrice de la Centrale du Bugey), Elise REGNIER (Directrice adjointe, DREAL Auvergne-Rhône-Alpes), Jérôme TEISSIER (Président, Naldeo)
Table ronde 4 : IAG, algorithme et manipulation : l’ingénieur doit-il se fixer des limites ?
À mesure que l’Intelligence artificielle générative (IAG) s’inscrit au coeur des produits, des infrastructures et des décisions opérationnelles, les ingénieurs doivent assumer des choix techniques mais aussi, parfois, éthiques. Qualité et représentativité des données, biais systémiques, opacité des modèles, vulnérabilités à la manipulation, dépendance aux plateformes, externalités sociales et environnementales s’invitent désormais dans leur responsabilité professionnelle. Comment ces questions sont-elles abordées – ou pas – en entreprise ? Dans quelle mesure l’ingénieur conserve-t-il la maîtrise de l’outil qu’il conçoit ou déploie ? Les entreprises disposent-elles de dispositifs d’encadrement du développement de l’IAG ou se reposent-elles sur le libre-arbitre de leurs ingénieurs ?
Eclairage scientifique : Marian SCUTURICI (Enseignant-chercheur)
Intervenants confirmés : Yoann BERSIHAND (Vice-président AI Technology, Schneider Electric), Laurence DEVILLERS (Enseignante-Chercheuse - Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur - Université Paris Sorbonne), Sébastien GAUTHIER (Chief Strategy Officer & Head of IA, EKIUM), Axelle LEMAIRE (Directrice Responsabilité d’entreprise et développement durable, Sopra Steria. Ancienne Secrétaire d’Etat chargée du Numérique et de l’Innovation)
Keynote : Cyril DION (Grand témoin)
Performance du CNSMD